Paul Kotlarevsky est né le 11 novembre 1883 à Ekateringbourg, dans l'Oural (Est de la Russie).
Sa famille possédait une scierie, et il étudia le droit en vue d'une carrière d'avocat. Cependant, l'art était sa passion et pour le récompenser de ses succès aux examens, ses parents lui offrirent un voyage à la découverte de l'Europe artistique. Il était alors marié avec sa première épouse et ils partirent donc, accompagnés de leur fils de 6 ans et de sa gouvernante, visiter Rome, Vienne et Paris, où ils arrivèrent en 1913.
Lorsque la guerre de 1914 fut déclarée, il décida de lutter contre les allemands aux côtés des troupes françaises et fut incorporé dans la Section Russe. Il combattit jusqu'à l'Armistice en 1918 et fut décoré deux foix pour bravoure au front, secourant les blessés même sous le feu des combats pour les conduire en ambulance à l'Hopital Militaire.
Pendant ce temps, la Révolution Russe avait bouleversé son pays d'origine, il y avait tout perdu et décida par conséquent de rester à Paris. Comme ses diplomes d'avocat n'étaient pas reconnus en France, il revint à la peinture et s'inscrivit à l'École des Beaux-Arts pour progresser. C'est à cette époque qu'il commença à fréquenter des artistes, souvent russes, comme Charchoune, mais il travailla aussi avec Le Fauconnier et fut l'ami de l'espagnol Francisco Bores.
Il expérimenta plusieurs styles, notamment le Cubisme dans les années 20, qui l'inspira autant pour des natures mortes comme Coupe de fruits et Nature morte à la pipe, que pour ses Paysans au travail ou des portraits comme celui de Maroussia ou son Autoportrait de 1925. Il avait également une grande admiration pour des artistes comme Chagall, Braque, and Matisse, dont l'influence marque nettement ce Portrait d'Olga ou cette nature morte au Pot de grès.
Il avait un don pour saisir les expressions et était renommé pour ses portraits.
Hélas, la peinture ne suffisait pas pour vivre et il fut contraint d'accepter des emplois pénibles comme des livraisons de nuit aux Halles pour pouvoir continuer à peindre le jour.
Il fut mentionné dans plusieurs revues artistiques comme "La Revue des Arts Modernes" et fut exposé à Saint- Étienne et dans des galeries parisiennes.
Il s'est éteint à Paris le 24 septembre 1950, des suites d'une longue maladie dûe aux inhalations de gaz empoisonné durant la première guerre, aggravée par la malnutrition et les difficultés subies durant la seconde guerre mondiale.
Il est enterré au Cimetière Russe de Sainte-Geneviève-des-Bois, près de Paris.